Monde

Un policier licencié pour ne pas avoir tiré sur un Afro-Américain obtient un dédommagement

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 13.02.2018 à 9 h 53

Repéré sur Guardian

Il avait lancé une procédure pour licenciement abusif et vient d'obtenir 175.000 dollars de compensation.

Des policiers américains à Camden dans le New Jersey. |
Timothy A. Clary / AFP

Des policiers américains à Camden dans le New Jersey. | Timothy A. Clary / AFP

Un ancien policier qui avait été licencié pour ne pas avoir tiré sur un homme noir suicidaire vient d'obtenir 175.000 dollars de dédommagement de la part de la ville de Weirton en Virginie Occidentale. Stephen Mader avait fait un procès pour licenciement abusif, et la municipalité a décidé de lui payer des dommages et intérêts pour éviter la poursuite de la procédure.

À plusieurs reprises ces dernières années, des policiers américains ont tué des hommes noirs qui ne posaient pas de danger immédiat, au lieu d'essayer de désamorcer la situation.

À l'inverse, Mader semblait avoir plutôt bien géré la situation. Il était intervenu dans le cas de RJ Williams, un homme armé qui menaçait de se suicider. Comme ce dernier n'avait pas l'air agressif, Mader avait essayé de parler plutôt que de sortir immédiatement son arme.

Le policier a raconté à la presse locale que Williams ne pointait pas son revolver sur lui et qu'il lui avait dit: «Tire-moi dessus!». 

«Je me suis dit que je pourrais lui parler et apaiser les choses. Je savais que c'était une situation de "suicide par policier"» avait expliqué Mader.

Ses collègues du commissariat n'étaient pas du même avis. Après leur arrivée, ils ont rapidement ouvert le feu et tué Williams, dont il s'est avéré que l'arme n'était pas chargée. Une enquête a exonéré les policiers qui ont tiré. Et un mois après les faits, Mader a été licencié... Sa lettre de renvoi lui reprochait de ne pas avoir utilisé la violence pour «éliminer la menace».

Pour le directeur de la branche locale de l'ACLU, l'Union américaine pour les libertés civiles, qui a aidé Mader pour son procès, ce licenciement «fait partie des nombreux incidents qui révèlent la culture toxique qui infecte de nombreux départements de police en Amérique».  

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