Parents & enfantsCulture

Comment éduquer ses fils à ne pas devenir des machos sexistes

Melinda Wenner Moyer, traduit par Antoine Bourguilleau, mis à jour le 01.12.2017 à 13 h 38

La vision biaisée des hommes et des femmes commence dès l'enfance. Elle peut aussi s'y arrêter, pourvu que les parents se montrent un peu plus vigilants que la société.

Des enfants dans une crèche inter-entreprises. | Jean-Pierre Muller / AFP

Des enfants dans une crèche inter-entreprises. | Jean-Pierre Muller / AFP

À chaque fois que survient un scandale de harcèlement sexuel, je passe par toutes les émotions: la colère, le sentiment de trahison, et je suis écœurée de constater, une fois de plus, que quelque chose que j'avais vaguement pressenti s’est encore avéré vrai. J’ai aussi de plus en plus peur –pas pour moi, mais pour mes enfants. Comment faire de mon fils un homme qui respecte les femmes et les traite comme des égales? Est-il possible pour lui de respirer au quotidien l'air misogyne de la société sans y succomber? Comment puis-je inculquer à ma fille la confiance, la détermination et la résilience nécessaires pour s'épanouir dans une culture qui, j’en ai le sentiment, la poussera sans cesse vers le bas?

Comment lutter contre?

 

J'ai donc fait ce que je fais toujours dans ces situations de grande perplexité: j'ai cherché des réponses dans la science et j'ai parlé à des spécialistes de ces questions. Je leur ai demandé comment et pourquoi les enfants développent des stéréotypes sexuels et des comportements sexistes, et ce que les parents peuvent faire pour les prévenir. Heureusement, il est possible de changer des choses. En tant que parents, nous n'avons certes pas autant d'influence sur ces sujets que nous le souhaiterions –les autres enfants et parents et la société sont plus puissants que nous– mais nous pouvons prendre des mesures, même avec les tout-petits et les enfants d'âge préscolaire, pour faire en sorte que nos marmots deviennent en grandissant des adultes moins sexistes et plus égalitaires que notre culture ne l’exige généralement d’eux.

Il est bon pour commencer de saisir la manière dont les enfants développent leur compréhension du genre et de son importance. Les enfants observent constamment le monde –principalement en étudiant les gens et leurs différences– et tirent des conclusions à partir de ce qu'ils voient et entendent au sujet de ces différences. «Un enfant scrute le monde qui l’entoure à la recherche de ce qui est important», explique Rebecca Bigler, psychologue et chercheuse à l'université du Texas d’Austin.

Dès leur premier anniversaire, la plupart des enfants sont capables de distinguer un visage masculin d’un visage féminin, mais ce sont les adultes qui leur disent que le sexe d’une personne compte, parce qu'on ne cesse de le souligner. Nous insistons régulièrement sur cette différence qu’il y a entre des individus de sexes différents: «Bonjour, les garçons, bonjour les filles», «Quelle chouette fille», «Quel bon petit gars», «Dis bonjour au monsieur», «Demande à la dame», continue Bigler:

«Tout cela contribue à signifier aux enfants que le sexe est important –car sinon, pourquoi le mentionner des centaines de fois par jour?»

Les exemples viennent d’en haut

 

Une fois que les enfants ont compris qu'il faut faire attention au genre des personnes, ils commencent à tirer des conclusions tranchées sur sa signification, car c'est ainsi que le cerveau des enfants fonctionne –ils créent des règles et des catégories rigides et générales. Des stéréotypes grossiers, si vous voulez. Ils peuvent ainsi décider, en se basant sur des exemples qu'ils voient, que les femmes cuisinent et sont généralement enseignantes, que les hommes jouent au football et sont des pompiers, et par conséquent que les hommes ne cuisinent jamais et qu’il n’y a pas de femmes chez les pompiers.

Ils commencent à constater l'écart de pouvoir entre les sexes quand ils remarquent, par exemple, que tous les présidents américains ont été des hommes. Ils peuvent même en tirer des conclusions causales:

«Si le poste le plus élevé du pays est toujours occupé par un homme, j’en tire la conclusion que les hommes doivent être intrinsèquement plus intelligents et plus aptes que les femmes à exercer cette fonction.» 

Au final, en se fondant sur ce qu'ils observent, «les enfants finissent par se dire qu’il y a beaucoup de différences essentielles et innées entre les garçons et les filles», affirme Christia Spears Brown, psychologue à l'université du Kentucky et auteure de Parenting Beyond Pink and Blue.

Cette différence de pouvoir est encore pire aux États-Unis que la plupart des gens ne le pensent: en 2007, le Forum économique mondial a étudié les différences entre les sexes en termes de participation économique, de niveau d'éducation, d'autonomisation en politique et de santé dans 128 pays. Les États-Unis se classent au 31e rang, derrière la Bulgarie et la Namibie. Si vous voulez l'égalité entre les sexes, allez en Scandinavie ou en Nouvelle-Zélande.

Le comportement stéréotypé est récompensé

 

Quand les enfants commencent à construire des stéréotypes sexuels, ils se conforment à ces stéréotypes –entre autres parce qu'ils en sont récompensés. Des recherches montrent que les parents (et en particulier les pères) offrent de préférence, à leurs enfants, des jouets adaptés à leurs sexes respectifs; ils ont également tendance à récompenser les enfants quand ils jouent avec des jouets associés à leur sexe et à les gronder lorsqu'ils jouent avec des jouets considérés comme inappropriés (ex: des garçons qui jouent à la poupée, des filles avec des voitures).

Les parents font également preuve de davantage de tolérance envers leurs fils quand ils se montrent agressifs physiquement avec leurs pairs, leurs frères et leurs sœurs que lorsque leurs filles font de même. Selon une étude récente, les enseignants ont également tendance à encourager les comportements stéréotypés chez les filles. Et les autres enfants aussi viennent ajouter à la pression exercée. Les enfants –surtout les garçons– se punissent mutuellement, et parfois cruellement, lorsque les règles de genre sont enfreintes, et excluent souvent les filles en raison de leur sexe.

Une étude a observé des garçons d'âge préscolaire pendant qu'ils jouaient et a découvert que lorsque les garçons manifestaient de l'intérêt pour les jouets stéréotypiques des filles, comme les cuisinières, les maisons de poupée ou les robes, d'autres garçons interrompaient leur jeu en les frappant et en les tournant en ridicule. À mesure que les enfants continuent de pratiquer ces comportements spécifiques à leur genre, ils deviennent routiniers et s'intègrent à leur identité personnelle.

Et la biologie alors?

 

Arrivés ici, certains d'entre vous se disent peut-être: «OK, mais mon fils était obsédé par les camions quand il était encore un bébé. N'y a-t-il pas des stéréotypes fondés sur la biologie plutôt que sur la culture?» Les chercheurs admettent qu'il est très difficile de répondre à cette question, en partie parce que nous ne pouvons jamais vraiment séparer la nature de l'éducation, même chez les nourrissons.

«Les garçons et les filles ont des expériences biologiques différentes avant la naissance, des expériences biologiques et sociales différentes à partir de leur naissance, et ces influences se mêlent les unes aux autres, de sorte qu'il est difficile de les déchiffrer», affirme Carol Martin, chercheuse en développement de l'enfant à l'Arizona State University.

Néanmoins, il est probable que les influences des autres enfants et des parents façonnent encore les comportements spécifiques au sexe, même dès le plus jeune âge: «La plupart du temps, les enfants jouent avec ce que leurs parents leur achètent», dit Brown. Ou ils imitent ce que d'autres enfants de leur sexe imitent –des enfants qui peuvent donc s'intéresser à des jouets stéréotypés garçon/fille en raison de ce qu'on leur a offert ou de ce à quoi on les a encouragés à jouer auparavant.

Il existe des preuves qu’au début du développement, les niveaux de testostérone influencent le comportement de jeu, mais nous ignorons les effets précis de ces hormones. «Les garçons et les filles adorent les poupées, dit Brown, mais celles destinées aux filles sont appelées "poupées" et celles destinées aux garçons sont appelées “figurines”.»

Quand les stéréotypes prennent une coloration morale

Cependant, à mesure que les enfants grandissent –8, 9, 10 ans–, ils développent une plus grande souplesse cognitive, et beaucoup se rendent compte que les normes de genre sont fondées sur des conventions sociales. Mais à peu près au même moment, les enfants commencent aussi à développer un raisonnement moral, et chez certains, ces stéréotypes de genre prennent une coloration morale au lieu d'être abandonnés. Ils commencent à penser que les filles sont censées être humbles et les garçons sont censés s'affirmer simplement parce que «c’est ce qu’il faut faire (et être)», dit Campbell Leaper, psychologue à l'université de Californie de Santa Cruz.

Et voici le nœud du problème: plus les stéréotypes sexistes des enfants sont ancrés, plus il est facile de conclure que les filles sont inférieures aux garçons –que les garçons ont un statut plus élevé parce qu'ils le méritent biologiquement. (Et ils continueront de le croire à l'âge adulte: en moyenne, les parents jugent les garçons plus intelligents que les filles.) Pire encore, à mesure que les enfants passent à l'adolescence, ces stéréotypes sexistes évoluent d'une manière importante: ils sont sexualisés.

Les recherches suggèrent que la plupart des adolescents chez qui les stéréotypes de genre sont les plus ancrés pensent que les garçons sont en quête perpétuelle de sexe et que les filles doivent s'efforcer d'être jolies et de chercher à attirer l'attention des garçons. Des études révèlent également que plus les garçons croient fermement à ces stéréotypes, plus ils sont susceptibles de faire des commentaires sexualisés, de raconter des blagues salaces devant les filles et de les agresser sexuellement.

Répondre aux attentes de la société

 

Il est intéressant de noter que la recherche suggère également que les croyances stéréotypées sur le genre sont plus fortes chez les garçons que chez les filles. Cela pourrait s'expliquer en partie par le fait que les garçons se sentent plus poussés que les filles à se conformer aux attentes des hommes et des femmes. Il est ainsi moins acceptable culturellement pour les garçons de jouer à la princesse que pour les filles de jouer à Superman, les garçons le savent et réagissent en conséquence.

Les chercheurs émettent l'hypothèse que cet écart existe en partie à cause de la différence de statut culturel entre femmes et hommes:

«Un groupe de statut inférieur [dans ce cas-ci, les filles] est généralement plus susceptible d'adopter les caractéristiques du groupe de statut élevé [les garçons] car une telle adoption rehausse son prestige ou l’estime de soi, tandis qu'un groupe de statut élevé est moins susceptible d'adopter les caractéristiques d'un groupe de statut inférieur ou plus faible, pour les raisons exactement inverses», explique Leaper.

Bien sûr, les hommes et les garçons ne se font pas passer le mot en mode «Nous sommes le sexe fort, alors déconnez pas avec le statu-quo les gars». C'est plutôt un comportement subconscient.

Permettez-moi de faire ici une petite pause dans mon exposé. La plupart des gens lèvent les yeux au ciel quand on dénonce des traditions culturelles apparemment aussi inoffensives que celle d’habiller les garçons en bleu et les filles en rose et d’acheter des jouets sexués aux enfants. Moi aussi, je me suis demandé: «Mais quel est le problème en fait?» Parce qu'à première vue, ces traditions semblent innocentes. Mais ces recherches que je viens de décrire démontrent qu’il existe un lien fascinant et inquiétant entre ces traditions et le développement chez les enfants de croyances selon lesquelles les filles et les garçons doivent être très différents, compte tenu de la hiérarchie des sexes, qui est largement visible, que les filles doivent être inférieures, d’une manière ou d’une autre.

Lorsque ces stéréotypes se transforment à l'adolescence, ils mènent à quelque chose d'encore plus terrible: à cette idée que les filles sont des objets sexuels, que les garçons sont obsédés par le sexe, et qu'il est normal que les garçons imposent leur volonté en matière de sexualité «parce que les garçons sont comme ça». C'est ce genre de mentalité qui amènent un Harvey Weinstein ou un James Toback à penser qu'ils ont le droit de faire ce que bon leur semble avec le corps des femmes. Alors, oui: habiller votre petite fille avec des volants roses est peut-être mignon, mais peut-être allez-vous ainsi offrir de la chair fraîche à un monstre.

On peut pourtant y faire quelque chose

 

Et maintenant, une bonne nouvelle: en tant que parents, nous pouvons inculquer à nos enfants des croyances plus égalitaires. Tout d'abord, et peut-être pour commencer, nous pouvons encourager nos enfants à jouer avec des enfants de l'autre sexe. Dans une étude de 2001, Carol Martin et son collègue Richard Fabes, de l’Arizona State University, ont étudié les habitudes de jeu des enfants d'âge préscolaire et des crèches et ont découvert que plus les enfants jouaient avec des enfants de leur propre sexe, plus leur comportement devenait stéréotypé –de sorte que les garçons qui jouaient principalement avec d'autres garçons commençaient rapidement à se montrer plus actifs et plus agressifs, tandis que les filles qui jouaient avec d'autres filles commençaient à jouer de manière moins agressive.

«Encourager les amitiés entre enfants de sexes opposés est l'une des choses les plus importantes que les parents (et les enseignants) peuvent faire, dit Martin. En interagissant ainsi, filles et garçons apprennent à se connaître, à réaliser leurs nombreux points communs, ils et elles sont alors plus à l'aise les unes avec les autres, et nous croyons qu'ils et elles peuvent ainsi acquérir une sorte de résilience leur permettant de faire face à une gamme variées d'expériences sociales.»

On peut aussi lutter contre les stéréotypes sexistes en les dénonçant et en posant des questions. Lorsque votre enfant regarde une émission télévisée et que l’intrigue s’en avère sous-tendue de sexisme (parce que, surprise!, les stéréotypes et les rapports de genre biaisés sont surreprésentés à la télévision et dans les publicités destinées aux enfants), parlez-en à ce moment-là et par la suite.

Bigler donne un exemple d’intervention: «Pourquoi penses-tu qu'ils ne montrent que des garçons qui partent à l'aventure? Tu trouves que c'est normal?» Utilisez aussi les évènements du quotidien pour lancer une conversation. Si vous êtes dans un magasin et qu'une inconnue dit à votre fille: «Oh, quelle jolie robe», profitez-en. Vous pouvez ainsi répondre à cette personne: «Merci, sa robe est très jolie et elle est très intelligente aussi», dit Bigler. Ou, si vous préférez éviter la confrontation, discutez ensuite des implications de ce commentaire avec votre fille. Vous pouvez ainsi lui dire:

 «Pourquoi a-t-elle dit que ta robe était jolie? Moi, je pense que ça a quelque chose à voir avec sa vision des filles. Je me demande si elle dit à des garçons que leur tenue est jolie. Ca me dérange – je pense moi aussi que ta robe est jolie, mais je ne pense pas que c'est ce qui est important chez toi», continue Bigler.

Mais il faut aussi, et c’est très important, ne pas hésiter à reprendre vos enfants quand ils font des remarques sexistes. Les occasions sont hélas nombreuses. Il y a quelques jours de cela, mon fils de 6 ans m’a parlé d’un jeu auquel il a joué dans une fête, un jeu auquel «seuls les garçons peuvent jouer». Je lui ai alors posé quelques questions et la conversation s’est engagée. Il a fini par conclure qu’il n’était pas juste d’exclure les filles de ce jeu au motif qu’elles étaient des filles.

Des recherches suggèrent que ces tactiques fonctionnent et qu’elles ont des effets durables. Dans une étude de 2009, Bigler, et ses collègues ont ainsi formé un groupe d’enfant de 5 à 10 ans pour qu’ils apprennent à réfuter verbalement différents types de remarques sexistes (En réponse à «Tu ne peux pas jouer à ça tu es une fille», on leur apprennait à répondre, par exemple «Tu ne peux pas dire que les filles n’ont pas le droit d’y jouer»). S’ils utilisaient régulièrement ces réparties durant le temps de l’intervention, les enfants continuaient à les utiliser six mois plus tard; les filles étudiées (mais pas les garçons), avaient par ailleurs développé une plus grande sensibilité à la question de l’égalité des sexes.

Ne pas hésiter à reprendre votre enfant

 

Les parents peuvent aussi faire l’impasse sur des jouets, des vêtements, des attentes stéréotypées, afin de cesser de renforcer ce message selon lequel garçons et filles sont différentes et que tout le monde souhaite qu'elles le restent. Essayez de ne pas froncer les sourcils quand votre fils dit qu'il aimerait faire de la danse; ne laissez pas votre fille abandonner rapidement le sport ou la science parce qu'elle est une fille. (Cette tribune n'a pas pour objectif que chacun élève des enfants non conformes aux stéréotypes de genre, mais si vos enfants ne s'identifient pas à ces stéréotypes, écoutez-les et soutenez-les –cela peut les aider plus que vous ne le pensez.)

Limitez aussi le nombre de fois où vous mentionnez inutilement le sexe dans vos conversations avec vos enfants. Je vous préviens, c'est difficile: dès que j'ai commencé à prêter attention à la manière dont le genre est constamment présent dans la langue, j'ai réalisé que je disais constamment des choses comme «Tu es une petite fille très forte» à ma fille, soulignant son sexe sans raison. («Tu es très forte» suffit amplement.)

Vous pouvez aussi parler aux enseignants de vos enfants de la possibilité de limiter les distinctions entre les sexes à l'école. Une des études de Bigler a ainsi révélé que lorsque les enseignants répartissaient les élèves dans la classe en fonction de leur sexe et les singularisaient ainsi dans leurs interpellations («Hé, les garçons» ou «Bon, les filles» au lieu de simplement «Écoutez, tout le monde!»), les élèves étaient plus susceptibles que les autres enfants de croire aux stéréotypes sexuels.

Dans une étude réalisée en 2010, des chercheurs ont demandé aux enseignants du préscolaire de mettre l'accent sur le genre dans une classe pendant deux semaines –ils ont fait s’aligner les enfants par sexe dans le couloir, créé des tableaux d'affichage séparés pour les garçons et les filles, et étiqueté les groupes et les individus selon le genre– tandis que les enseignants d'une autre classe faisaient le contraire. Avant et après cette intervention, les chercheurs ont testé les attitudes des élèves à l’égard du genre. Ils ont pu constater qu’à l’issue des deux semaines, les élèves de la classe où l'accent était mis sur la différence filles/garçons avaient en tête des stéréotypes sexistes plus forts. Ils avaient aussi tendance à moins considérer les enfants de l’autre sexe et à moins jouer avec eux.

Voilà un paradoxe: nous devrions faire tout ce qui est en notre pouvoir pour lutter contre ces traditions culturelles et linguistiques qui insistent sur les distinctions entre les sexes, afin que nos enfants n’accordent pas trop d’importance à ces différences. Et parallèlement, nous devons précisément parler à nos enfants du sexisme et des stéréotypes sexuels et remettre en question leurs commentaires sexistes et stéréotypés. Mais cette double approche est logique: nous voulons que nos enfants considèrent les filles et les garçons comme égaux, mais nous avons aussi besoin qu'ils construisent un cadre mental qui les aide à comprendre et à lutter contre tout ce qui fait obstacle à l'égalité.

Melinda Wenner Moyer
Melinda Wenner Moyer (7 articles)
Journaliste free-lance spécialisée en santé et science
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux.
> Paramétrer > J'accepte