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Le réchauffement climatique a de quoi inquiéter les marathoniens

Repéré par Camille Jourdan, mis à jour le 04.11.2017 à 16 h 16

Repéré sur New York Times

Quelques degrés en plus, ce sont aussi plusieurs minutes supplémentaires pour boucler une course.

Marathon de New York,
 le 2 novembre 2014. | taconicrr via Flickr CC License by

Marathon de New York, le 2 novembre 2014. | taconicrr via Flickr CC License by

Si l'on ajustait les performances des marathoniens aux variations des températures extérieures, le détenteur du record mondial ne serait plus le Kenyan Dennis Kimetto, mais l'Éthiopien Kenenisa Bekele. C'est ce qu'assure une étude relayée par le New York Times. Car oui, plus il fait chaud, et moins les performances des coureurs sont bonnes.

Rien de vraiment étonnant en soi. Mais l'analyse, qui a passé au crible plus de 4,7 millions de résultats obtenus au cours de 900 marathons différents, mesure plus précisément ces impacts.

La température idéale pour une telle course oscillerait entre 4 et 10°C; c'est à cette température que les marathoniens sont les plus rapides. Quelques degrés en plus, et voilà qu'ils mettent en moyenne 5 minutes supplémentaires pour boucler leurs 42 kilomètres. Lorsqu'il fait entre 15 et 21°C, leurs temps s'allongent de 12 minutes environ, de 19 minutes si la température atteint 26°C, et de 33 minutes si celle-ci grimpe autour de 30°C. «La relation entre la température et les temps de course n'est donc pas linéaire, remarque le New York Times, ce qui signifie que plus il fait chaud, plus l'impact sur les performances se renforce.» Et les coureurs amateurs ne sont pas les seuls à être affectés par la chaleur: si 5 petits degrés supplémentaires par rapport à des conditions optimales ne suffisent pas à ralentir les professionnels, ceux-ci peuvent mettre au moins 4 minutes en plus pour franchir la ligne d'arrivée lorsque la température dépasse les 21°C.

Des dizaines de minutes en plus d'ici 2090?

Malheureusement, la situation ne risque pas de s'arranger. Le journal américain signale qu'au cours des cinquante dernières années, seulement 5% des premiers week-ends de novembre - date à laquelle se tient traditionnellement le marathon de New York - ont enregistré des températures supérieures à 15°C. Mais cette proportion pourrait atteindre 38% d'ici 2090. 

Il ne reste plus qu'à lutter contre le réchauffement climatique... ou s'il est déjà trop tard, à décaler le fameux marathon new yorkais de novembre à janvier. Ou «peut-être le marathon de Montréal deviendra l'un des plus prisés du monde d'ici 2050», ironise le New York Times.

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