Science & santé

Des champignons magiques pourraient soigner les personnes dépressives

Repéré par Fabien Jannic-Cherbonnel, mis à jour le 14.10.2017 à 13 h 32

Repéré sur New Scientist, The Guardian

D'après une étude britannique, un acide contenu dans 200 espèces champignons hallucinogènes pourrait combattre les symptoms de la dépression.

"Magic Mushrooms" Ivan Turkouski via Flickr.

"Magic Mushrooms" Ivan Turkouski via Flickr.

Pourra-t-on bientôt soigner la dépression grâce à des champignons ? C’est en tout cas la conclusion d’une étude menée par des chercheurs de l’Imperial College à Londres et rapportée par New Scientist. D’après les scientifiques, une petite dose de psilocybine, un acide contenu dans 200 espèces de champignons hallucinogènes, pourrait «remettre à zéro» les circuits neuraux cérébraux qui jouent un rôle dans la dépression.

Ce n’est pas la première fois que des substances psychédéliques sont testées par des chercheurs pour le traitement de la dépression. Et comme le note le Guardian, les résultats sont plutôt prometteurs. Les scientifiques londoniens ont donc injecté une petite dose de psilocybine à 20 patients souffrant de dépressions, tout en surveillant leur activité cérébrale.

La conclusion de l’étude est sans ambiguïté : les chercheurs ont observé une baisse drastique des symptômes de la dépression, alors que les patients ont noté une amélioration de leur humeur, jusqu’à cinq semaines après le traitement. Certains ont même dit avoir ressenti un phénomène de «reset», comme si leur cerveau avait été «remis à zéro». Le Docteur Robin Carhart-Harris, qui a mené l’étude, explique au Guardian que ce traitement pourrait aider de nombreux malades :

«La psilocybine pourrait donner à ces individus le “coup de pied” temporaire dont ils ont besoin pour se sortir de leur état dépressif. Ces résultats appuient l’idée de l'existence d’un effet de “remise à zéro”»

Cependant, les antidépresseurs à base de psylocybine ne risquent pas d’arriver tout de suite en pharmacie. Les résultats de l’étude sont pour l’instant limités par la taille, très réduite, de l’échantillon. Mais les chercheurs de l’Imperial College prévoient de lancer une étude à grande échelle l’année prochaine. En attendant, la consommation de champignon magique reste illégale en France.

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