Monde

Déçus que Trump ne soit pas plus dur avec les sans-papiers, ses fans brûlent leurs casquettes

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 17.09.2017 à 11 h 31

Repéré sur Huffington Post

Les supporters de Trump sont furieux que le président songe à ne pas expulser 800.000 sans-papiers. Certains ont donc brûlé leurs casquettes siglées Make America Great Again.

Des fans de Trump avec des casquettes Make America Great Again à Huntington Beach en Californie le 25 mars 2017. MARK RALSTON/AFP

Des fans de Trump avec des casquettes Make America Great Again à Huntington Beach en Californie le 25 mars 2017. MARK RALSTON/AFP

Au sujet des «Dreamers», les jeunes sans-papiers autorisés à étudier et travailler aux Etats-Unis grâce à un décret de Barack Obama, le président Donald Trump n'arrête pas de changer d'avis.

Après avoir annoncé le 5 septembre que le décret DACA, qui protège 800.000 sans-papiers aux Etats-Unis, allait être abrogé, le président a dit qu'il avait «beaucoup d'amour» pour ces jeunes, et qu'il espérait qu'ils puissent rester dans le pays. Il a même commencé à négocier une solution avec Chuck Schumer et Nancy Pelosi, les leaders démocrates au Sénat et à la Chambre des représentants.

Le mercredi 13 septembre, Schumer et Pelosi ont déclaré avoir trouvé un accord avec le président: la protection des «dreamers» en échange d'un renforcement de la sécurité à la frontière, mais pas de mur. Mais le lendemain, Trump dément via Twitter, expliquant «qu'aucun accord n'avait été fait la veille sur DACA». Avant de publier, quelques heures plus tard ,  deux tweets bienveillants à l'égard des ces «dreamers», tweets laissant croire que l'accord avec les démocrates était finalement bien valable:

«Est-ce qu'il y a vraiment quelqu'un qui voudrait rejeter ces super jeunes gens, éduqués et talentueux, qui ont des emplois et dont certains sont dans l'armée? Vraiment! Ils sont dans le pays depuis longtemps, et ce n'est pas leur faute, leurs parents les ont amenés ici quand ils étaient petits. Ça et une GROSSE sécurité à la frontière».

Ces atermoiements ont rendu furieux les fans du président, tous ces loyaux supporters qui ont scandé le slogan «construisez le mur» et écouté des histoires de sans-papiers criminels tout au long de la campagne. Beaucoup voient l'attitude du président comme une trahison et certains ont exprimé leur colère en brûlant leur casquette Make America Great Again:

Evidemment, le hashtag #BurnMyMagaHat (BrûleMaCasquetteMaga) s'est vite répandu.

Ici, un autre fan du président, plus prudent, place juste sa laine polaire dans un vide-ordure. Signe de sa colère, il surnomme Trump «AmnestyDon», comme l'a rebaptisé le site d'extrême-droite Breitbart, qui accuse le président de vouloir amnistier les sans-papiers:

«Je vis dans un appartement, je peux pas brûler. AmnestyDon m'a brisé le coeur. @realDonaldTrump va être à la retraite en 2020».

Steve King, un député de l'Iowa connu pour ses déclarations racistes, s'est déclaré très inquiet pour l'avenir du mouvement trumpien:

«Si les titres de l'Associated Press sont exacts, la base électorale de Trump explose, est détruite et désabusée de façon irréversible. Aucune promesse n'est crédible». 

 

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