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Des parents condamnés pour avoir fait des mauvaises blagues à leurs enfants sur YouTube

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 13.09.2017 à 16 h 37

Repéré sur BuzzFeed

Ça tourne mal + explications.

Capture d'écran d'une vidéo de la chaîne «DaddyOFive».

Capture d'écran d'une vidéo de la chaîne «DaddyOFive».

Ils avaient fait les gros titres en mai dernier, quand ils avaient perdu la garde de deux de leurs cinq enfants, après des «pranks» douteux, et dérangeants diffusés sur YouTube. Michael et Heather Martin, les deux parents américains, auteurs de la chaîne DaddyOFive ont finalement été condamnés à cinq ans de mise à l'épreuve, raconte le Baltimore Sun. S'ils conservent la garde de leurs trois enfants les plus âgés, ils n'ont pas le droit d'entrer en contact avec les deux plus jeunes.

«Michael et Heather Martin ont utilisé un plaidoyer Alford pour les deux chefs d'accusation de négligence d'enfants. Avec ce plaidoyer, ils peuvent maintenir leur innocence, tout en reconnaissant que les procureurs ont assez de preuves pour démontrer qu'ils sont coupables.»

Dans une des vidéos (reprises en partie ci-dessous), on pouvait voir la mère de famille piéger son enfant de 10 ans. Après avoir renversé de l'encre sur la moquette de sa chambre, elle lui criait violemment dessus, lui demandant d'admettre son erreur. L'enfant fond en larmes, semble craquer psychologiquement pendant que ses parents lui crient dessus pendant plusieurs longues minutes, avant de finalement lui dire que c'était une blague.


Dans une autre vidéo, raconte BuzzFeed, ce même enfant, finit par avoir le nez en sang après que son père l'a balancé contre une étagère. Les deux enfants les plus jeunes ont souffert de «blessures psychologiques», mais pas les trois plus âgés, qui ont donc pu rester vivre avec leurs parents.

La procureure indique à BuzzFeed que si ces décisions prises par les parents étaient «mauvaises, cruelles et insensibles», il n'y avait cependant pas d'intention de faire du mal aux enfants. Les parents ont depuis arrêté de publier des vidéos de leurs enfants.

L'avocat des parents indique qu'ils sont satisfaits de la sentence, qu'ils ont appris de leur erreur, et compris que ces vidéos pouvaient avoir des effets sur les enfants qu'ils n'avaient pas prévu. S'ils ont bien accepté de ne plus publier de vidéos de leurs deux plus jeunes enfants, il existe une «possibilité» qu'ils en fassent avec les autres, mais «pas de la même façon qu'avant», selon leur avocat.