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Une ancienne agente de la CIA veut racheter Twitter pour en bannir Trump

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 24.08.2017 à 11 h 14

Repéré sur The Washington Post, Time

Mais pour l'instant, elle n'a que 0,00033% de la somme.

Donald Trump à la Maison-Blanche, le 27 juin 2017 | Nicholas KAMM / AFP

Donald Trump à la Maison-Blanche, le 27 juin 2017 | Nicholas KAMM / AFP

Valerie Plame Wilson a encore un long chemin à faire si elle veut empêcher Donald Trump d'envoyer des tweets. Cette ancienne agente de la CIA a lancé une cagnotte pour racheter Twitter, la semaine dernière. Son but: bannir Donald Trump du réseau social.

«Twitter est une entreprise cotée en course. Des actions = du pouvoir. Ce GoFundMe servira à acquérir des parts de Twitter pour le contrôler. Au prix du marché actuel, cela représente un milliard de dollars –mais c'est un petit prix à payer pour éloigner Trump du plus puissant des mégaphones et empêcher une horrible guerre nucléaire.»

Valerie Plame Wilson n'est pas une inconnue aux États-Unis. Elle s'était retrouvée au milieu d'une énorme controverse en 2003, quand elle s'était fait griller sa couverture par un membre de l'administration Bush, «dans le but de discréditer son mari, Joe Wilson, un ancien diplomate qui critiquait le choix de George W. Bush d'envahir l'Irak», explique le Washington Post.

Pour l'instant, sa nouvelle initiative n'a pas encore trouvé son succès, puisqu'elle n'a recueilli qu'un peu plus de 33.000 dollars, soit 0,00033% de l'objectif initial. Twitter n'a d'ailleurs pas souhaité réagir à cette initiative, mais USA Today rappelle qu'en mai dernier, Jack Dorsey, le PDG du réseau social, avait déclaré qu'il était important que les gens puissent lire ce que Donald Trump avait à dire.

Forcément, du côté du camp Trump, on se moque de cette initiative et on s'en indigne, rapporte Time, qui indique que la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Huckabee Sanders, trouve que cette faible participation montre que les Américains aiment la façon dont leur président utilise le réseau social.

«Sa tentative ridicule pour faire taire le premier amendement est la seule violation et expression de haine et d'intolérance dans cette équation.»

Ironie de la chose, en essayant de le faire taire, Valerie Plume Wilson s'expose potentiellement aux attaques du président américain sur le réseau social. Connu pour s'en prendre à ses adversaires sur Twitter, Donald Trump ne s'est cependant pas encore exprimé sur le sujet.