Science & santéSports

Le danger caché des cours collectifs de fitness

Daphnée Leportois, mis à jour le 02.08.2017 à 15 h 26

Les activités sportives en salle encadrées par un coach confèrent un sentiment de sécurité qui occulte le risque de blessures.

Nombreux sont les éléments qui viennent fausser la perception du risque dans une salle de fitness | MilitaryHealth via Flickr CC License by

Nombreux sont les éléments qui viennent fausser la perception du risque dans une salle de fitness | MilitaryHealth via Flickr CC License by

Tous les sportifs le savent. Une luxation ou une fracture due à une chute, un traumatisme crânien ou un bel hématome provoqué par un coup mal amorti sont vite arrivés. Même quand le sport n’est pas extrême ni de combat, on imagine aisément qu’un manque d’échauffement ou d’étirement ou encore qu'un équipement mal adapté peut générer des lésions autrement plus douloureuses et durables que des courbatures. Surtout quand le sportif (du dimanche) n’a pas d’entraîneur pour cadrer ses mouvements.

Alors, quand il y a un coach sportif et plus encore lorsque la séance a lieu en intérieur –exit le risque d’entorse due à une anfractuosité invisible mais bien réelle sur le chemin emprunté par le joggeur–, on peut avoir tendance à se dire que cette activité sportive, qu’elle soit plus ou moins douce, est absolument sans risque.

Et c’est vrai que, «en principe, ce ne sont pas des activités traumatisantes, insiste le docteur Christian Caldaguès, médecin du sport et président de la Société française d’ostéopathie. Si les gens sont en bonne santé et n’ont pas de pathologies ostéoarticulaires au départ, il n’y a pas de risque majeur. Je vois beaucoup plus de gens qui se tordent la cheville dans la rue» que de pratiquants de zumba, cuisses-abdos-fessiers, body-sculpt voire aquagym sortir clopin-clopant de leur séance.

«Ces risques sont peu médiatisés»

 

De là à être persuadé(e), si vous vous blessez quand même, que le sport ce n’est (vraiment) pas fait pour vous, il n’y a qu’un pas. Sauf que ces supplices ne sont pas tout à fait auto-infligés. L’environnement même de ces cours collectifs en salle a sa part de responsabilité; il peut contribuer à l’apparition de ces crampe, déchirure, claquage et élongation.

D’abord, alors que «n’importe quelle pratique sportive peut amener à des blessures», appuie la psychologue du sport Sophie Huguet, ces cours offrent une illusion de sécurité. Entre autres en raison d’un «biais de représentativité», explique Cécile Martha, maîtresse de conférences en sciences et techniques des activités physiques et sportives à l’Institut des sciences du mouvements (Aix-Marseille Université – CNRS).

«Ces risques sont peu médiatisés. Quand on ouvre les journaux, on parle des accidents de sport extrême, des gros crashs sur la route… Les pratiquants de fitness ont peu idée du risque de blessure puisqu’on en parle peu. Donc ils se disent que c’est sans danger.»

Activité valorisée

À l’inverse, c’est même une pratique valorisée. La salle est marketée à grands renforts de corps élancés et toniques sur des espaces publicitaires. Et ses locaux, souvent vitrés, donnent à voir les gens venus s’y exercer. Qui ne se sentirait pas coupable de rentrer chez soi s’affaler sur le canapé en voyant des gens courir effrénément sur des machines ou suivre un cours en cadence? Résultat, souligne Sophie Huguet, «quand on a envie de changement, psychologique ou physique, on va aller vers quelque chose d’accessible et connu». Et se payer un abonnement à la salle de sport.

D’autant que, «quand on n’a pas vraiment fait de sport dans sa vie avant, on ne sait pas vers quoi se diriger et on peut aussi avoir envie de tester différents cours, pour voir ce qui plaît». C’est même vu comme moins «risqué» que de s’inscrire à un seul sport (dont les inscriptions se font souvent en septembre et rarement dans le courant de l’année): si on rate un cours pour cause de réunion professionnelle, de maladie enfantine impromptue ou d’apéro avec des amis organisé au dernier moment, on peut trouver un autre créneau, contrairement au cours hebdomadaire aux horaires inflexibles.

L’inconvénient, c’est qu’on ne va pas toujours suivre un cours qui correspond à notre niveau et notre morphologie. Et qu’à l’accueil il n’est pas sûr qu’on nous fasse remarquer que tel cours est pour les personnes plus expérimentées. «Cela dépend si le gérant est un ancien sportif ou si, pour lui, c’est juste un business et il gère sa salle de fitness de la même façon que n’importe quelle autre entreprise, qu’elle soit sportive ou non», pointe Sarah Mischler, maîtresse de conférences à la Faculté des sciences du sport et de l'éducation physique de l’université de Lille-2.

«Tout, tout de suite»

Pas étonnant que, pour le docteur Christian Caldaguès, «ceux qui peuvent se blesser plus facilement sont ceux qui se lancent». Car, malgré la présence de cours pour débutants, l’abonné motivé va subir les «effets pervers de la salle», déclare la psychologue du sport Sophie Huguet. Les novices ne connaissent pas forcément «les effets de l’exercice sur leur corps et peuvent avoir tendance à se dire qu’il est normal que ça leur fasse mal», ajoute-t-elle. La faute à la culture environnante du «tout, tout de suite»:

«Aller dans une salle correspond à cet imaginaire-là. On est à la recherche de solutions clef-en-main. Il est assez fréquent chez des gens qui veulent avoir une autre image d’eux et se muscler de se diriger vers une pratique intensive afin d’aller plus vite vers cette nouvelle image, aussi dans l’idée qu’il faut souffrir pour accéder plus vite à ce corps musclé en brûlant les graisses. C’est comme les photos avant-après. On ne voit plus que le résultat.»

D’où une négation du ressenti physiologique. En cause aussi, une méconnaissance du corps, qui peut amener à occulter des douleurs potentiellement lésionnelles après une séance. «On reste assez isolé avec sa douleur après un cours en se disant qu’il s’agit peut-être de courbatures. On ne va pas aller poser la question.» Par crainte d’avoir mal fait ou conviction que la douleur est normale et nécessaire.

Sans compter que d’autres douleurs ne se manifestent pas sur le coup (comme le claquage) ni une fois les muscles refroidis, mais nécessitent de savoir ce que le corps peut endurer à la longue, renchérit Cécile Martha. «Il faut avoir une vision à moyen-long terme pour voir si un comportement est dangereux. Or, la tendinite ne vient pas tout de suite. C’est comme la cigarette: en fumer une, ça ne va pas tuer.» Tout ceci «n’aide pas à avoir une perception du risque appropriée», ponctue la spécialiste des facteurs psychologiques et psychosociaux associés à la prise de risque dans la pratique sportive.

Pousser l’effort

Perception faussée que la pratique collective va venir renforcer. Faire du sport en groupe a certes de multiples avantages. Comme celui, surtout si on vient avec des amis, de se forcer à assister au cours, pour ne pas apparaître comme un(e) sale lâcheur(se). C’est bien pour cela, comme l’observe le sociologue du sport Patrick Mignon, que «toute une série d’activités individuelles, comme la course à pied, se développent sous une forme collective; elles apparaissent ainsi comme des pratiques dans lesquelles l’incitation va se faire par le collectif: ça évite de décrocher».

Autre aspect positif: «Les formes collectives de développement corporel peuvent se faire individuellement chez soi mais les formes collectives permettent de se mesurer par rapport aux autres dans un engagement physique et moral.» Qui n’a jamais ressenti cette petite bouffée d’allégresse en arrivant au même niveau que la personne derrière laquelle on se traînait? «C’est un élément d’augmentation des capacités physiques qui est satisfaisant.»

Un constat que fait aussi Cécile Martha. «C’est positif, parce que cela pousse à mener l’effort plus loin, à ne pas abandonner dès que l’on a un peu mal; d’autant que l’activité physique engendre des modifications de l’environnement ionique des fibres musculaires, à l’instar de l’acidose lactique, ce qui entraîne inévitablement une douleur ressentie. Mais tout est une question de curseur: c’est positif jusqu’à un certain seuil, où intervient un risque de blessure.»

«Il est assez fréquent chez des gens qui veulent avoir une autre image d’eux de se diriger vers une pratique intensive, aussi dans l’idée qu’il faut souffrir pour accéder plus vite à ce corps musclé»

Sophie Huguet, psychologue du sport

C’est là qu’apparaît l’envers du décor de cette dynamique de groupe. D’abord, parce que le groupe au côté duquel vous allez lever les bras en rythme va venir fausser la perception des dangers. «On appelle cela le biais de la preuve sociale, comme l’ont expliqué les psychologues Daniel Kahneman et Amos Tversky. Par exemple, si, en ski de rando, le skieur perçoit une pente comme dangereuse mais voit une trace de ski, cela va lui conférer un sentiment de sécurité. Il se sert d’un petit indice pour élaborer une preuve, qui n’en est pas une.» Rien ne dit en effet que le skieur qui a laissé sa trace n’était pas plus compétent ou que la neige et les conditions climatiques, au moment où il a descendu la pente, n’étaient pas plus favorables.

Ego en jeu

Mais, pour traiter cette information-là, le skieur utilisera «le système 1, émotionnel, intuitif», et non «le système 2, plus réfléchi, analytique». Ce biais psychologique peut s’appliquer aux cours collectifs de fitness. «On peut tout à fait imaginer les pratiquants pas très entraînés se dire “si les autres le font, je peux le faire aussi”», en occultant sans le vouloir les différences de niveau, de morphologie, d’entraînement…

Surtout que «nous avons tendance à nous comparer par rapport aux autres de manière optimiste, détaille Cécile Martha. On trouve toujours des gens que l’on estime moins performants (ou moins jolis, moins sveltes) que nous parce que l’on se compare à partir de catégories stéréotypées. Ça nous rassure de trouver des gens avec dix kilos de plus que nous, quinze ans de plus que nous… Cela donne l’illusion de compétence et de contrôle. Par exemple, si vous êtes un homme et voyez des femmes autour de vous, vous vous dites “elles sont moins fortes que moi, donc si elles le font c’est que je peux le faire”.» Si cela booste l’ego, cela peut donc aussi conduire à faire un exercice que notre corps n’est pas en état de faire si cette personne que l’on juge moins capable est en réalité plus expérimentée.

En parlant d’ego, ce n’est pas parce qu’on a déjà été blessé(e) ou que l’on a conscience d’être débutant que l’on fera forcément plus attention, précise Sophie Huguet. «Même quand on a été blessé, on a aussi envie d’avoir un corps qui fonctionne bien. Et l’on peut nier ses blessures et les capacités de son corps. Il y a l’ego qui joue.»

Et qui peut jouer aussi dans la façon dont on va suivre la chorégraphie du coach (en mode «puisque le coach le dit, c’est que ça se fait comme ça», et peu importe si ça me fait mal; ou alors dans l’optique d’obtenir ses compliments), d’autant que peut apparaître «une forme de transfert, un effet-miroir: on peut être dans l’idée qu’il nous faut obtenir le même corps que le prof si on est à la recherche du corps parfait».

Vigilance relâchée

 

À cela on a envie de rétorquer que le coach est justement là pour encadrer la pratique, éviter les postures néfastes, adapter l’exercice en fonction des potentialités de chacun en lançant un «pour ceux qui ont mal au genou/au dos, on va faire comme ça». Mais, fait remarquer Cécile Martha, la confiance dans le prof peut avoir pour conséquence une vigilance relâchée et potentiellement plus d’erreurs:

«C’est la théorie scientifique de l’homéostasie du risque, développée par le chercheur en psychologie Gerald Wilde, selon laquelle la quantité de risque que l’on est prêt à encourir est homéostasique, c’est-à-dire toujours la même, de sorte que si on ultrasécurise un environnement les gens vont prendre plus de risques. Par exemple, si vous conduisez une voiture sur des routes auxquelles vous êtes habituées et qu’elles sont aménagées, vous allez conduire plus vite. On se lâche et on fait moins attention.»

Le fait qu’il s’agisse de structures reconnues et autorisées contribue à minimiser la perception du risque encouru, même dans les salles low-cost. «S’ils payent 30 euros par mois, les gens ont conscience que c’est du low-cost, mais ils se disent qu’ils n’ont pas les services additionnels [comme la serviette de toilette fournie] et qu’ils vont faire les mêmes activités dans les mêmes conditions de sécurité dès lors que la structure a pignon sur rue. Cela revient à se dire “je paye dans une structure qui a le droit d’ouvrir, je ne risque rien”», poursuit Sarah Mischler, également membre titulaire de l’unité de recherche «Sport Santé Société» (URePSSS) à l’Université de Lille.

Perdu dans la masse

Et encore faut-il que les coachs soient en capacité de moduler et d’individualiser leurs cours en fonction du niveau des élèves. Or, «l’adhérent de base se perd dans la masse, le coach va pousser au dépassement et ne va pas s’intéresser au seuil de douleur de chacun», constate Sophie Huguet. Et ce, d’autant plus que l’inscription en cours d’année et la présence sporadique aux cours va rendre anonymes les (parfois très nombreux) participants, qui suivent la chorégraphie imposée sans que le professeur puisse vraiment corriger les postures. «Le coach déroule sa choré. Il récite et les gens suivent. Tout est tellement taillé qu’il n’aura pas le temps de corriger les postures», récapitule Sarah Mischler.

«Sur un cours cardio type zumba, avec une quarantaine de personnes dans la salle et le prof qui fait son show sur son estrade, il peut y avoir de la casse»

Lilian Pichot, maître de conférences à l’Université de Strasbourg

«Sur des cours très posturaux comme le stretching ou le pilates, si le prof a quinze-vingt personnes en face, il peut prendre le temps de corriger les mouvements et postures. Mais sur un cours cardio type zumba, avec une quarantaine de personnes dans la salle et le prof qui fait son show sur son estrade, il peut y avoir de la casse. Et, dans une salle avec 1.500 clients, on ne peut pas personnaliser les services, même avec cinq ou six profs», fait savoir Lilian Pichot, maître de conférences à l’université de Strasbourg, chercheur au sein de l’équipe de recherche «Sport et sciences sociales» et auteur de nombreux articles sur les salles de remise en forme.

Que le nombre de participants puisse empêcher le coach de bien faire son travail d’encadrement sportif s’inscrit dans une dynamique plus générale qui n’a rien de psychologique mais est économique.

«Le modèle économique des salles de fitness n’est pas l’eldorado qu’on croit, expose Lilian Pichot. La rentabilité des salles n’est pas acquise. Du coup, certains essayent de jouer sur des variables d’ajustement comme la masse salariale. C’est le modèle du low-cost, qui minimise l’encadrement et l’investissement sur des professeurs qualifiés.»

Formation théorique

À cela s’ajoute un marché de la formation en évolution, qui fait que les coachs ne sont pas toujours à même de lire les signes de résistance corporelle sur les corps des pratiquants – mais cette information, contrairement aux piscines, où les diplômes des maîtres-nageurs doivent être exposés à la vue de tous, nous est inconnue.

«Jusque dans les années 1960, retrace l’historien du sport Patrick Clastres, professeur à la Faculté des sciences sociales et politiques de l’université de Lausanne, les profs de gym avaient le droit d’exercer la fonction de kiné du fait de leur double formation reçue en gymnastique et anatomie. Et nombreux ont été les profs de gym ou bien les kinés qui ont ouvert des salles dans les années 1970 que l’on disait alors de musculation.»

Mais aujourd’hui «le système de formation est complètement éclaté et offre la possibilité aux employeurs de faire appel à des employés peu qualifiés», dénonce Lilian Pichot. En remplacement de l’ancien brevet d’État des métiers de la forme (BEFM), qui était «une formation longue avec des enseignements théoriques sur l’anatomie et la biomécanique», et aux côtés du diplôme d’études universitaire scientifiques et techniques (Deust, un Bac+2) «Métiers de la forme», créé en 1999, qui offre lui aussi «une formation solide de 1.200 heures durant deux années sur la culture et la gestion d’entreprise et les fondamentaux anatomo-physiologiques biomécaniques», ont vu le jour au cours de la décennie 2000 des «formations allégées»: le brevet professionnel Jeps, pour «de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport», avec une option «Activités gymniques de la forme et de la force (AGFF), qui correspond à un niveau bac (niveau de qualification IV) et est proposé et géré par les Centres de ressources, d’expertise et de performance sportive (Creps), et les certificats de qualification professionnelle (CQP) «Animateur de loisir sportif» (ALS), gérés par les Fédérations elles-mêmes.

«Tous les mauvais ingrédients sont réunis pour que le risque soit mal évalué»

Cécile Martha, maîtresse de conférences à l’Institut des sciences du mouvements (Aix-Marseille Université – CNRS)

Derrière cette profusion de sigles, «se pose la question de la prise en charge sécurisée et de l’intégrité physique de personnes avec des morphologies et des pathologies différentes par des professionnels pas suffisamment ou trop vite formés», évoque Lilian Pichot. Car ces détenteurs de BP Jeps ou de CQP ont l’avantage pour les employeurs de coûter moins cher: pour un temps plein, ils peuvent être payés au Smic, soit 1.153 euros nets, contre 1.300 à 1.400 nets à l’embauche pour un titulaire d’un Deust «Métiers de la forme». Or «très peu de salles sont capables ou ne souhaitent embaucher un jeune à 1.300 ou 1.400 euros nets par mois». En outre, «les titulaires d’un CQP ont le droit d’enseigner contre rémunération jusqu’à concurrence de dix heures par semaine». La profession est ainsi précarisée, tout comme l’encadrement des abonnés à la salle: si les profs ne sont pas les mêmes, il est encore plus difficile d’avoir un suivi individualisé.

Recul progressif

Comme l’indique le sociologue du sport Patrick Mignon, «la démocratisation des salles de fitness a un coût». «On est vraiment dans la consommation sportive», regrette Sarah Mischler. Bien sûr, il ne s’agit en aucun cas de dire que toutes les salles de fitness mettent en danger leurs abonnés –«il existe des salles qui maintiennent le niveau de qualification», tempère Lilian Pichot. Mais de faire réaliser que «tous les mauvais ingrédients sont réunis pour que le risque soit mal évalué», estime Cécile Martha.

Pour autant, la pratique d’un sport en salle n’est pas déconseillée. «Il vaut mieux suivre ce type de cours avec les imperfections qu’il a que de ne pas faire de sport du tout», recommande le docteur Christian Caldaguès. Mais «il faut y aller graduellement». Ne pas trop forcer donc. C’est-à-dire qu’«il vaut mieux faire deux fois une heure dans la semaine qu’une fois deux heures, ne faut jamais forcer sur une position sensible». Et aussi privilégier les cours homogènes, en niveau et en âge.

Le tout sans se mettre la pression si quelqu’un y arrive mieux que nous alors que notre cerveau l’estimait moins capable à réaliser l’exercice. «Le conseil primordial, c’est d’écouter son corps, avec ou sans avis médical suivant les cas», résume le médecin du sport. Mais aussi d’avoir conscience, peut-on ajouter, de tous les biais qui peuvent conduire à sous-estimer le risque de blessure. L’objectif: suer tout en prenant davantage de recul sur sa pratique et en utilisant le fameux système 2, plus réfléchi et raisonnable.

1 — Son article le plus récent publié sur le sujet, intitulé «L’activité de travail du professeur de fitness au prisme de la solidarité technique», est paru en 2016 dans la revue Activités. Retourner à l'article

Daphnée Leportois
Daphnée Leportois (38 articles)
Journaliste