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Respirer de la nourriture peut-il vous faire prendre du poids?

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 11.07.2017 à 12 h 43

Repéré sur Science of Us, SFGate

Les tests chez les souris ont été sans appel.

Burger | Engin_Akyurt via Pixabay CC License by

Burger | Engin_Akyurt via Pixabay CC License by

C'est une étude pour le moins étonnante qui vient d'être publiée dans le journal Cell Metabolism. Réalisée par une équipe de chercheurs de UC-Berkeley, elle affirme que respirer des aliments peut potentiellement vous faire prendre du poids. Comme l'explique Science of Us, qui relaie l'information, l'odorat commanderait si l'on stocke des graisses ou si on les brûle.

Signalons tout de suite que l'étude a été menée sur des souris, mais que les résultats sont tout à fait intéressants. Pour arriver à cette conclusion, trois groupes ont été constitués: le premier avec des souris «normales», le second avec des souris dont l'odorat a temporairement bloqué, et un dernier avec des souris à l'odorat extrêmement développé. Les chercheurs ont mis en place pour chaque groupe un régime de type fast-food et ont mesuré le poids de chaque animal avant et après. Et là, surprise: les souris dont l'odorat a été bloqué n'ont presque pas pris de poids à l'inverse de celles du troisième groupe.

«Les souris normales ont littéralement doublé de taille alors qu'elles continuaient leur régime à base de Whoopers. Les souris qui ne pouvaient pas sentir ont vu leur poids augmenter de seulement 10%. De plus, les souris en surpoids retrouvaient une taille normale une fois que leur odorat était retiré, sans changer leur régime, et la perte de poids venait virtuellement des graisses.»

Cela voudrait donc dire que des sens comme l'odorat peuvent non seulement affecter l'appétit, mais ils peuvent aussi influencer le métabolisme. On savait déjà que nos sens avaient un effet sur le comportement sexuel ou la fertilité, mais «dans le contexte de la nourriture et de l'appétit, c'est nouveau», a expliqué à SFGate Celine Riera, chercheuse diplômée de UC-Berkeley.

Ce genre d'expérience est parfaitement applicable aux êtres humains. «Après avoir mangé, écrit SFGate, l'odorat d'une personne diminue. Donc, le cerveau pourrait être manipulé pour croire qu'il a été déjà nourri et qu'il doit brûler les calories au lieu de les stocker.» Une méthode qui pourrait être utile pour aider les personnes souffrant d'obésité, mais qui n'est pas sans risque.«Les personnes qui n'ont pas d'odorat peuvent se retrouver déprimées. Elles perdent tout plaisir de manger.» D'ailleurs, les souris de l'étude qui ont perdu leur odorat ont produit plus de noradrénaline, une réponse au stress qui peut parfois mener à une crise cardiaque. À manier avec énormément de précaution donc.

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