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Pour être diplômé du lycée, les élèves de Chicago devront avoir un projet d'avenir concret

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 05.07.2017 à 10 h 44

Repéré sur Washington Post

Job, fac, volontariat ou armée: si les lycéens n'ont pas de plan, ils n'obtiendront pas leur diplôme de fin d'année.

Le maire de Chicago, Rahm Emanuel, en janvier 2017. SCOTT OLSON/AFP

Le maire de Chicago, Rahm Emanuel, en janvier 2017. SCOTT OLSON/AFP

Le maire de Chicago a décidé qu'à partir de 2020, les lycéens des écoles publiques de la ville ne pourront pas quitter le secondaire en obtenant simplement une moyenne suffisante. Pour être diplômé, les jeunes de Chicago devront savoir exactement ce qu'ils feront l'année à venir. Et pouvoir donner la preuve qu'ils ont fait les démarches nécessaires. 

Suivant le nouveau programme, intitulé «Learn. Plan. Succceed. A Degree for Life», soit «Apprendre. Prévoir. Réussir. Un Diplôme pour la Vie», les lycéens devront pouvoir montrer une lettre d'acceptation à l'université, à l'armée, une lettre d'un employeur, ou un contrat d'apprentissage ou de bénévolat. Il n'y a pas d'équivalent du bac aux États-Unis, et les lycéens obtiennent d'habitude leur diplôme en fonction de leurs notes.

Pour le maire, Rahm Emanuel, un ancien conseiller de Barack Obama, il ne s'agit pas d'ériger des barrières supplémentaires pour les lycéens, mais d'encourager un changement de mentalité chez les parents et les élèves. 

«Si vous changez ce qui est attendu des élèves, ils s'adapteront», avait-il déclaré.

«Qui va faire ce travail?»

 

La difficulté est que les élèves des écoles publiques de Chicago sont confrontés à de multiples problèmes: plus de 80% d'entre eux sont issus de familles considérées comme pauvres et la ville connaît une grave épidémie de violence par armes à feu.

De plus, les écoles de la ville ont de gros problèmes budgétaires, et près de mille enseignants et administrateurs ont été licenciés en 2016.

La question est donc de savoir comment les conseillers d'orientation et les proviseurs trouveront le temps et les ressources nécessaires pour former et aider les jeunes de façon adéquate.

«C'est super en théorie, mais le problème c'est que quand vous réduisez le nombre de conseillers d'orientation dans les écoles, quand vous réduisez les services nécessaires, qui va faire ce travail?», a déclaré la présidente du syndicat d'enseignants de Chicago.

Le Washington Post rapporte que dans de nombreux lycées, il y a peu de ressources supplémentaires pour encadrer les élèves. À Morgan Park par exemple, quatre conseillers d'orientation s'occupent d'environ 1.300 élèves. À partir de l'année prochaine, l'école va mettre en place un séminaire d'un an pour préparer des projets de vie après le lycée. Pour l'instant, au niveau de la ville, environ 60% des élèves ont des projets concrets, et il faudra donc réussir à encadrer et guider les 40% restants.

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