Culture

Voici le plus grand des «grammar nazis»

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 04.04.2017 à 12 h 11

Repéré sur BBC

Surnommé le «Banksy de la ponctuation», il corrige les erreurs sur les devantures de magasins à Bristol.

Image extraite d'un reportage vidéo de la BBC.

Image extraite d'un reportage vidéo de la BBC.

Quand on pense super-héros et justiciers, on pense plus facilement à New-York qu'à Bristol, à Spiderman et ses toiles qu'un illustre inconnu dont la principale arme est un Bescherelle. Et pourtant, depuis plus de dix ans à Bristol, en Angleterre, une rumeur veut qu'un homme, amoureux de la langue anglaise, agit une fois la nuit tombée pour corriger les fautes de grammaire sur les devantures de magasins et les panneaux de rue.

La BBC a levé le voile sur ce mystère et rencontré celui qu'on appelle «L'Apostropheur», le «Banksy de la ponctuation» (le street artist est originaire de la même ville), ou encore le «justicier de la grammaire».

Tout a commencé le jour où cet homme a décidé, sans réfléchir, de gratter une apostrophe en trop sur un panneau. C'était en 2003: «C'était un panneau, “Du lundi au vendredi”, et ils avaient ces apostrophes ridicules. J'ai pu les enlever.» Puis il s'est dit qu'il devait continuer à agir, à réparer les insultes faites à la langue anglaise. Avec la BBC, on l'a vu corriger un slogan «at it's best» ou le nom «Amys Nail's». «C'était si gros et devant nos yeux. Je ne pouvais pas le supporter. Cela me faisait grincer des dents.» Quand il a corrigé la devanture de «Cambridge Motor's», les patrons du garage l'ont remercié quand ils ont remarqué le changement.

«Je suis un justicier de la grammaire, je pense que c'est une cause qui en vaut la peine», explique-t-il avant de reconnaître: «Je me suis déjà senti extrêmement nerveux. Mon cœur battait très fort.» Pour l'aider, il a créé un outil, l'«Apostrophiser», qui lui permet d'atteindre les pancartes trop hautes et s'occuper des ponctuations manquantes en trop, essentiellement des apostrophes mal placées en milieu ou en fin de mot. «C'est un appareil qui vous permet d'installer une apostrophe assez haut et vous affranchir de n'importe quel obstacle.» Il utilise également un escabeau si nécessaire et prévoit des stickers de couleur pour parfaire sont attirail de justicier.

Bien sûr, quand la BBC lui a dit que ce qu'il faisait est probablement illégal, il a refusé de l'admettre. «Le crime, c'est plutôt d'avoir mal placé ces apostrophes dès le départ.» Difficile de lutter avec un tel argument. 

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