Histoire

JFK avait des doutes sur la mort d'Hitler à la fin de la Seconde Guerre mondiale

Repéré par Mélissa Bounoua, mis à jour le 26.03.2017 à 15 h 03

Repéré sur The Independent

Lorsque l'ex président des États-Unis était encore un jeune journaliste, il a écrit dans son journal de bord les doutes qu'il émettait sur les circonstances du suicide d'Hitler à Berlin.

John F Kennedy, le 26 juin 1963 à Berlin en Allemagne lors d'un discours où il dira: «Ich bin ein Berliner». | DPA / AFP

John F Kennedy, le 26 juin 1963 à Berlin en Allemagne lors d'un discours où il dira: «Ich bin ein Berliner». | DPA / AFP

John Fitzgerald Kennedy a longtemps eu une fascination étrange pour la vie d'Adolf Hitler. Ses écrits personnels et journalistiques le montrent. Dans un journal qu'il tenait, et qui sera présenté lors d'une vente aux enchères fin avril à Boston, on apprend qu'il émettait des doutes sur la mort du leader du IIIe Reich, rapporte The Independent.

En tant que correspondant de guerre pour différentes publications du puissant groupe de médias américain Hearst, il est amené à voyager en Allemagne. À l'été 1945, à 28 ans, il visite le bunker où s'est retranché Hitler quand les Russes encerclent Berlin fin avril. Il écrit:

«Il y a dans la pièce où Hitler s'est supposément donné la mort des murs brûlés et des traces de feu. Il n'y a aucune preuve certaine en revanche que le corps qui a été retrouvé était le corps d'Hitler.» 

En 2013, une biographie en allemand de JFK décrivait ses trois voyages en Allemagne avant qu'il n'arrive à la Maison-Blanche. D'abord à l'été 1937, en compagnie d'un de ses camarades d'université. Il affirme alors, début août, dans son carnet de voyage: «Arrive à la conclusion que le fascisme est ce qu'il faut à l'Allemagne et à l'Italie.» Il revient avant le début de la Seconde Guerre mondiale pour faire des recherches pour sa thèse et c'est à l'été 1945 qu'il travaille alors pour des médias anglophones et qu'il émet ses doutes quant au destin d'Adolf Hitler. On peut lire dans son journal:

«Hitler a une ambition sans limite pour son pays qui a fait de lui une menace pour la paix dans le monde, mais il y a un mystère autour de lui, de sa façon de vivre et des circonstances de sa mort, qui continuera à grandir après sa disparition.» 

Pendant quatre mois après la mort d'Hitler, il continue à écrire. Il prédira aussi que Winston Churchill sera battu aux élections générales britanniques, deux mois après la fin de la guerre, une défaite pourtant inattendue. Le journal de bord du jeune Kennedy fait une soixantaine de pages et pourrait être vendu près de 190.000 euros par la société de vente aux enchères RR Auction à Boston le 26 avril prochain. JFK l'avait donné à la fin des années 1950 à l'un de ses assistants, Deirdre Henderson, alors qu'il n'était encore que sénateur. C'est Deirdre Henderson qui a décidé de le proposer à la vente à l'occasion du centenaire de la naissance de Kennedy.

 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux.
> Paramétrer > J'accepte