Boire & manger

Se faire livrer son repas chez soi le soir va-t-il devenir la norme?

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 03.03.2017 à 11 h 07

Repéré sur The Guardian

Les services de livraison de plats de restaurant ont fait exploser les demandes et ont normalisé le recours à cette alternative.

ERIC FEFERBERG / AFP

ERIC FEFERBERG / AFP

Deux chiffres résument l’évolution du secteur de la restauration. En Grande-Bretagne, la livraison de plats cuisinés a vu son activité croître de 10% l’année dernière, alors que les sorties au restaurant n’ont augmenté que de 1%, selon des chiffres de NPD Group.

Le Guardian revient sur cette révolution des modes de consommation qui a vu en quelques années se banaliser la livraison et le recours à la restauration extérieure. La croissance astronomique de Deliveroo, désormais en pole-position sur le secteur des applis de commande à distance de plats livrés à vélo (implanté dans 120 villes de douze pays), la bien nommée «foodtech», «suggère que les livraisons de plats de restaurant sont de moins en moins considérés comme un plaisir que l’on s’accorde le week-end», et de plus en plus comme une quasi-norme, avec des livraisons qui augmentent dès le lundi soir. En Grande-Bretagne, même les pubs bénéficient de ce nouveau canal de vente, poursuit le Guardian.

Si le secteur a étendu la livraison à une gamme traditionnellement réticente à ce service, les restaurants gourmets ou gastronomiques, une grande porportion des commandes concerne des plats riches et caloriques associés à la «malbouffe», notamment des menus de fast-food (burgers, pizzas, etc.) Les jeunes sont les plus susceptibles d’avoir recours à la livraison, et les autorités sanitaires britanniques s’inquiètent des conséquences à long terme d’une telle généralisation de l’alimentation à emporter ou à livrer en raison de la composition des plats préparés.