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Pourquoi les élues démocrates ont porté du blanc pendant le discours de Trump

Claire Levenson, mis à jour le 01.03.2017 à 11 h 00

Une quarantaine d'élues ont protesté contre le président en portant du blanc, un hommage au combat des suffragettes pour les droits des femmes.

Des élues démocrates en blanc pour soutenir les droits des femmes, pendant le discours du président Trump au Congrès le 28 février 2017 à Washington | WIN MCNAMEE/AFP.

Des élues démocrates en blanc pour soutenir les droits des femmes, pendant le discours du président Trump au Congrès le 28 février 2017 à Washington | WIN MCNAMEE/AFP.

Quelques heures avant le discours de Donald Trump devant le Congrès américain, la cheffe de file des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a tweeté une photo de plusieurs élues vêtues de blanc:

«Ce soir, nos femmes démocrates portent du blanc pour soutenir les droits des femmes –malgré un président qui ne les soutient pas!»

Le blanc était la couleur portée par les suffragettes lorsqu'elles manifestaient pour le droit de vote au début du XXe siècle. La représentante démocrate de Floride Lois Frankel a expliqué dans un communiqué:

«Nous portons du blanc pour nous unir contre les tentatives de l'administration  Trump de revenir sur les progrès qu'ont fait les femmes pendant le siècle dernier.»

De la première Afro-américaine au congrès à Hillary Clinton

Le jour de l'élection présidentielle, de nombreuses femmes américaines étaient allées voter en portant du blanc, et le jour de l'investiture de Trump, Hillary Clinton avait également porté du blanc, un choix que beaucoup avaient interprété comme un hommage aux luttes pour les droits des femmes.

Le site Vox rappelle qu'à de nombreux moments forts de l'histoire, des femmes politiques ont choisi de porter du blanc: Geraldine Ferraro, la première femme candidate à la vice-présidence des États-Unis (en 1984) avait porté du blanc le jour de sa nomination, tout comme Shirley Chisholm, lorsqu'elle est devenue la première Afro-Américaine à être élue au Congrès américain en 1969.

L'allocution solennelle de Trump était riche en promesses –il a annoncé que les usines allaient revenir, que la diffusion de la drogue allait disparaître, que l'assurance maladie serait mieux et moins chère et que l'Etat islamique serait détruit– avec presque aucun nouveau détail sur la façon d'y parvenir.

Sur la question des femmes, le président a promis que la prise en charge des enfants en bas âge serait plus abordable qu'auparavant, mais son programme sur le sujet (des déductions d'impôts) favoriserait les familles aisées, pas celles aux revenus modestes. Il a aussi dit qu'il allait investir dans «la santé des femmes», mais il a pourtant toujours promis d'arrêter de financer Planned Parenthood, un réseau de centres qui proposent des soins, de la contraception et des IVG aux Américaines.

Claire Levenson
Claire Levenson (142 articles)
Journaliste
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