Monde

Une catapulte à drogues découverte à la frontière américano-mexicaine

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 17.02.2017 à 12 h 17

Repéré sur Atlas Obscura

Pas sûr que le mur ne soit très utile dans ce cas-là.

Catapult! | Emma Craig via Flickr CC License by

Catapult! | Emma Craig via Flickr CC License by

Pas sûr qu'avec le mur que veut construire Donald Trump entre le Mexique et les États-Unis malgré les coûts faramineux– ces derniers puissent faire grand chose contre ça. Ça, c'est une catapulte découverte à la frontière américano-mexicaine par une patrouille américaine, raconte Atlas Obscura. Alors que des agents américains surveillaient la frontièr dans le désert de l'Arizona, au début du mois de février, le service des douanes et de protection de la frontière rapporte sur son site:

«Alors qu'ils étaient en train de patrouiller à l'est du poste de frontière de Douglas, dans l'Arizona, le 10 février, des agents ont marqué plusieurs personnes au sud de la frontière en train de s'éloigner rapidement de la barrière alors qu'ils s'en rapprochaient. Quand les agents sont arrivés au niveau de la frontière, ils ont découvert un système de catapulte, attaché au côté sud de la barrière entre les deux pays.»

En fouillant la zone, ils sont ensuite tombés sur deux paquets de marijuana, pesant au total 21 kilogrammes. Pendant que les agents mexicains ont poursuivi l'enquête de leur côté, pour essayer de trouver les responsables, les agents américains ont démantelé le système de catapulte, que les Mexicains ont ensuite saisi.

Atlas Obscura indique néanmoins que cette technique n'est pas tout à fait nouvelle, et que ce système –en plus de faire passer la drogue d'un côté à l'autre de frontière– permet d'en faire passer plus. 

En 2011, Popular Science racontait ainsi que des soldats mexicains –alertés par les Américains– étaient tombés sur une catapulte similaire et plusieurs kilos de marijuana. À l'époque, un porte-parole de service des douanes expliquait que, s'il savait que les drogues passaient la frontière via des camions, des tunnels clandestins, à cheval, ou même par les voies aériennes, il reconnaissait n'avoir jamais rien vu de pareil. Pourtant, assurait-il, il avait été «entraîné à gérer n'importe quel type de menace provenant de la frontière».