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Le plan pour faire disparaître la propagande djihadiste d'internet

Repéré par Robin Panfili, mis à jour le 26.06.2016 à 9 h 55

Repéré sur Reuters, Vocativ

Les géants de la high-tech se mobilisent et, en toute discrétion, tentent de trouver une solution pour contrer la présence en ligne de la propagande de l'État islamique sur leurs plateformes.

Une capture d'écran d'une vidéo de propagande de l'État islamique postée sur YouTube en 2013.

Une capture d'écran d'une vidéo de propagande de l'État islamique postée sur YouTube en 2013.

Pour combattre la présence de l'État islamique sur internet, les initiatives se sont succédées, notamment pour faire retirer dans les plus brefs délais les vidéos de recrutement ou d'exécutions publiées et relayées par le groupe terroriste et ses partisans. Aujourd'hui, ce sont les géants de high-tech qui semblent avoir pris toute la mesure du problème et se montrent prêts à combattre eux-mêmes la propagande jihadiste qui transite bien souvent par leurs plateformes.

Selon Reuters, des entreprises comme Facebook ou Google ont, en toute discrétion, recours à une analyse et à une suppression automatique des contenus «extrémistes», comme ceux issus de l'État islamique, de ses partisans ou d'autres groupes terroristes. En clair, la technologie qui a été développée pour retirer d'internet les vidéos qui reprennent illégalement des contenus non-libres de droit pourrait, désormais, être utilisée pour détecter et supprimer les contenus de propagande.

Une utilisation discrète

Le principe est assez simple: une base de données qui rassemble des vidéos dont les droits sont protégés ou identifiées comme indésirables est interrogée à chaque nouvelle mise en ligne de vidéo. Si un internaute reposte une vidéo de propagande déjà publiée auparavant et repérée par YouTube ou Facebook, par exemple, elle sera automatiquement effacée. Pour l'heure, les sociétés qui ont recours à cette suppression automatique de contenu n'en parlent pas ouvertement et publiquement «par peur, entre autres, que les terroristes parviennent à manipuler ce système ou que des régimes répressifs l'utilisent pour censurer leurs opposants», ajoute l'agence de presse Reuters. 

Cette initiative menée par ces géants de la high-tech pour lutter contre la présence en ligne de l'État islamique et des groupes extrémistes n'est pas la première du genre. Une étude récente proposait déjà de prédire et d'anticiper des attaques et des attentats grâce à un algorithme. Google a, de son côté, parlé de mettre en ligne des contre-discours opposés à l'idéologie djihadiste sur ses plateformes, y compris YouTube.