Un couple d'orang-outans se serre dans les bras en Thaïlande, le 21 avril 2006. PORNCHAI KITTIWONGSAKUL / AFP

Un couple d'orang-outans se serre dans les bras en Thaïlande, le 21 avril 2006. PORNCHAI KITTIWONGSAKUL / AFP

Le secret des équipes les plus productives est simple: la gentillesse

Economie |   Repéré par Claire Levenson

mis à jour le 27.02.2016 à 18 h 28

En 2012, Google a lancé le Projet Aristote, une étude dont le but était d'éclaircir un grand mystère managérial: qu'est-ce qui fait qu'une équipe de travail est efficace? 

Un article du New York Times Magazine raconte comment des statisticiens, chercheurs, sociologues, psychologues organisationnels et ingénieurs de Google ont analysé des centaines de groupes de travail pour essayer de trouver les ingrédients du succès. Fallait-il que les membres de l'équipe aient des centres d'intérêt similaires? Fallait-il qu'il y ait autant de femmes que d'hommes? Que les membres de l'équipe se voient en dehors du travail?

Les chercheurs ne trouvaient aucune corrélation statistique permettant de montrer qu'un de ces facteurs avait plus d'importance qu'un autre. Ils ont donc commencé à s'intéresser à ce qu'on appelle les normes de groupe, soit la culture du groupe ou les règles implicites d'interaction entre les membres. 

Après avoir étudié plus de cent équipes Google sur plus d'un an, les chercheurs du Projet Aristote en sont arrivés à cette conclusion simple: les meilleures équipes sont celles où les gens sont gentils les uns envers les autres.

Comme le résume Quartz de manière un peu sarcastique: 

«Après des années d'analyses intenses, Google découvre que la clé du travail en équipe est d'être gentil.»

Ils ont en effet trouvé que ce qui comptait le plus pour qu'une équipe soit efficace, c'était la «sécurité psychologique», un concept que la professeure de management Amy Edmondson a décrit comme «le fait que les membres d'une équipe pensent qu'ils peuvent prendre des risques interpersonnels en toute sécurité.» La sécurité psychologique est ce sentiment de confiance qu'une «équipe ne fera pas honte, ne rejettera pas ou ne punira pas quelqu'un qui s'exprime», ou encore «un climat caractérisé par la confiance interpersonnelle et le respect mutuel, dans lequel les gens se sentent à l'aise.»

Depuis ces découvertes, le Projet Aristote cherche des moyens d'améliorer la «sécurité psychologique» des équipes Google. 

Cette importance de la gentillesse n'est pas vraiment une nouveauté dans la littérature managériale: par exemple, le livre Les Sept habitudes des gens efficaces, publié en 1989, expliquait déjà que les membres des équipes productives prenaient le temps de s'écouter les uns les autres.

À lire aussi