Mal gérer son stress peut dégénérer en mensonge

©Muglück

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Le stress n'est pas notre apanage: les animaux eux-mêmes en souffrent. Mais il agit chez eux d'un indice, adapté au contexte, leur permettant de se prémunir contre des dangers de mort.

«Au fil de l'évolution des espèces, explique Jacques Fradin, auteur de L’Intelligence du stress, le développement des structures cérébrales a permis un meilleur contrôle du territoire de pâture ou de chasse, le développement de la vie en troupeaux et, plus globalement, des capacités adaptatives, ce qui a réduit, ou du moins modulé, la forme et le rôle de ces mécanismes primitifs du stress. Pourtant, l'observation quotidienne de nous-mêmes, comme celle de nos concitoyens, montre que nous passons une large partie de notre temps civilisé à nous stresser, alors que l'animal sauvage ne vit le stress, pour l'essentiel, qu'en contexte de danger immédiat. Apparemment, le stress humain se manifeste de la même manière que celui de l'animal, dès que l'individu se sent l'objet d'une menace quelconque, même si, objectivement, sa vie n'est pas ou plus en danger.»

Mais qu'est-ce qu'une menace quelconque? Une source d'inquiétude raisonnable ou une simple atteinte à l'ordre des choses? Un léger imprévu dans un quotidien régulé? Et à quoi peut mener le stress? À une légère accélération des battements du cœur? Ou à une dérégulation des pensées? 

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Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (740 articles)
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