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Irvine, la ville de plus de 100.000 habitants la moins dangereuse des Etats-Unis

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 04.08.2013 à 12 h 14

UC Irvine Law School / Mathieu Marquer via Flickr CC Licence By

UC Irvine Law School / Mathieu Marquer via Flickr CC Licence By

Irvine, Californie, a le taux de crimes violents par habitant le plus bas des villes américaines de plus de 100.000 personnes, écrit le site Business Insider. Un titre qu’elle conserve pour la neuvième année consécutive. La ville a enregistré 110 crimes violents (pour le FBI: meurtre, viol, vol et agression) pour 223.000 habitants, alors que Flint, dans le Michigan, en a connu plus de 2.700 pour une population deux fois moindre.

Quel est le secret d’Irvine? Eh bien, c’est justement qu’elle n’en a pas vraiment. C’est simplement une ville qui aligne tous les critères socioéconomiques favorables à un faible développement de la déliquance. Le revenu médian à Irvine est de 30.000 dollars supérieur à celui de l’ensemble des ménages américains.

Les enfants ont été à 96% scolarisés au lycée et les diplômés du supérieur comptent pour 66% de la population municipale. Ses premiers employeurs sont d’ailleurs l’université de Californie, suivie de grandes sociétés d’informatique et de communication.

Les deux groupes ethniques majoritaires, les blancs et les asiatiques, s’admirent l’un l’autre et coexistent paisiblement, juge par ailleurs Jorja Leap, professeur à l’université de Californie.

Sur le plan urbain, Irvine est composé de villages résidentiels. Des ensembles de maisons spacieuses aux noms italiens (Sienne, San Remo, etc.) qui incorporent parfois leurs parcs, piscines et écoles…

«Chaque village a son propre code de savoir-vivre, qui joue le rôle de barrière socioéconomique informelle, note le professeur. Les gens doivent avoir de l’argent et adorer l’ordre pour pouvoir acheter et vivre ici». En fait, «Irvine est sûre pour la même raison qu’elle est ennuyeuse», résume lapidairement le site Curbed.

Dans Time, Bryan Walsh modère l’enthousiasme des Américains pour les «suburbs», réputés plus sûrs que les grandes villes. Une récente étude de la revue Annals of Emergency Medicine est arrivée à la conclusion que toutes causes comprises —crime et accident— la vie rurale restait plus dangereuse que la vie urbaine, en particulier à cause des accidents de la route.

Jean-Laurent Cassely
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Journaliste
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