«Yallah Habibi», récit de la vie quotidienne à Alep

Fanny Arlandis

Monde

, mis à jour le 11.01.2018 à 17 h 01

De 2013 à 2015, Hosam Katan a photographié la guerre en Syrie depuis Alep, notamment pour l'agence Reuters. «Je voulais montrer la vie quotidienne, pour apporter une vision plus large de la vie des gens dans une zone de guerre», explique-t-il. Son travail est devenu un livre, Yallah Habibi [Kehrer Verlag], publié en novembre 2017.

Le 11 mai 2015 | Hosam Katan

 

«Cette rue détruite se situe dans le quartier de Sayf al-Dawla. On y voit des sacs de sables utilisés comme barrières. Cette rue se trouvait sur la ligne de front entre les quartiers ouest, contrôlés par le régime, et les quartiers est, tenus par les forces d'opposition, jusqu'à ce qu'Alep tombe, en décembre 2016.»

Le 11 mai 2015 | Hosam Katan

 

«Cette rue détruite se situe dans le quartier de Sayf al-Dawla. On y voit des sacs de sables utilisés comme barrières. Cette rue se trouvait sur la ligne de front entre les quartiers ouest, contrôlés par le régime, et les quartiers est, tenus par les forces d'opposition, jusqu'à ce qu'Alep tombe, en décembre 2016.»

Le 4 février 2015 | Hosam Katan

 

«Sur cette photo, des enfants lâchent des ballons pour exprimer leur solidarité avec la journée internationale du cancer de l'enfant, dans le quartier de Karm al-Jabal. J’ai voulu me pencher sur la vie quotidienne pour montrer un aspect différent de la photographie de guerre. Mon but était de me focaliser sur l’intérêt commun des gens qui vivent l’intérieur de la guerre, afin de mieux comprendre leur vie. Mes images ne sont pas que des images d’horreur: elles montrent aussi ce qu’il y a de beau dans la guerre.»

Le 4 février 2015 | Hosam Katan

 

«Sur cette photo, des enfants lâchent des ballons pour exprimer leur solidarité avec la journée internationale du cancer de l'enfant, dans le quartier de Karm al-Jabal. J’ai voulu me pencher sur la vie quotidienne pour montrer un aspect différent de la photographie de guerre. Mon but était de me focaliser sur l’intérêt commun des gens qui vivent l’intérieur de la guerre, afin de mieux comprendre leur vie. Mes images ne sont pas que des images d’horreur: elles montrent aussi ce qu’il y a de beau dans la guerre.»

Le 10 juillet 2014 | Hosam Katan

 

«J’ai d’abord photographié avec l’appareil photo de mon téléphone. Quand Alep a été divisé en deux en 2012, je vivais dans la partie orientale de la ville, qui n’était pas sous le contrôle du régime de Bachar al-Assad. J’ai donc eu la chance de pouvoir travailler avec des médias locaux. Je crois en la puissance des médias; il est très important qu’ils soient indépendants et non contrôlés par le régime, comme avant la révolution. Sur cette image, on voit un garçon qui plonge dans un trou d'eau, formé par une bombe lancée par les forces du régime, dans le quartier al-Shaar.»

Le 10 juillet 2014 | Hosam Katan

 

«J’ai d’abord photographié avec l’appareil photo de mon téléphone. Quand Alep a été divisé en deux en 2012, je vivais dans la partie orientale de la ville, qui n’était pas sous le contrôle du régime de Bachar al-Assad. J’ai donc eu la chance de pouvoir travailler avec des médias locaux. Je crois en la puissance des médias; il est très important qu’ils soient indépendants et non contrôlés par le régime, comme avant la révolution. Sur cette image, on voit un garçon qui plonge dans un trou d'eau, formé par une bombe lancée par les forces du régime, dans le quartier al-Shaar.»

Le 30 septembre 2014 | Hosam Katan

 

«J'ai vu cette fille adossée au mur d'un immeuble du quartier d'al-Sheikh Khodr, qui venait de recevoir une bombe. Ses yeux, son visage, tout m'a donné envie de faire cette image. J'ai pris plusieurs photos; elle ne m'a vu qu'à la troisième, puis est partie sans dire un mot.»

Le 30 septembre 2014 | Hosam Katan

 

«J'ai vu cette fille adossée au mur d'un immeuble du quartier d'al-Sheikh Khodr, qui venait de recevoir une bombe. Ses yeux, son visage, tout m'a donné envie de faire cette image. J'ai pris plusieurs photos; elle ne m'a vu qu'à la troisième, puis est partie sans dire un mot.»

Le 6 avril 2014 | Hosam Katan

 

«Sur cette image, prise dans la quartier d'al-Shaar en 2014, Mohammad Khair Hak est secouru d'un immeuble qui vient d'être atteint par une bombe du régime. Me voir devant la caméra me semble étrange en tant que photojournaliste, mais en même temps, cette photo me relie à un moment de ma vie qui me tient à cœur. J'étais en train de prendre des photos d'un bâtiment en flammes quand un baril est tombé. J'ai entendu des sons venir de derrière la fumée. Je les ai suivis et je suis allé à l'intérieur, sans appareil photo. J'ai découvert un garçon accroupi sur le sol, paralysé par la fumée toxique. Je l'ai pris et j'ai appelé les Casques blancs qui se trouvaient sur le site. Ensemble, nous avons pu sauver le garçon du bâtiment.»

Le 6 avril 2014 | Hosam Katan

 

«Sur cette image, prise dans la quartier d'al-Shaar en 2014, Mohammad Khair Hak est secouru d'un immeuble qui vient d'être atteint par une bombe du régime. Me voir devant la caméra me semble étrange en tant que photojournaliste, mais en même temps, cette photo me relie à un moment de ma vie qui me tient à cœur. J'étais en train de prendre des photos d'un bâtiment en flammes quand un baril est tombé. J'ai entendu des sons venir de derrière la fumée. Je les ai suivis et je suis allé à l'intérieur, sans appareil photo. J'ai découvert un garçon accroupi sur le sol, paralysé par la fumée toxique. Je l'ai pris et j'ai appelé les Casques blancs qui se trouvaient sur le site. Ensemble, nous avons pu sauver le garçon du bâtiment.»

Le 29 avril 2015 | Hosam Katan

 

«J'ai commencé à travailler au centre des médias d'Alep en octobre 2012; j'avais alors 18 ans et c'était mon premier appareil photo. Au fur et à mesure, j’en ai appris davantage sur la photographie et le journalisme. La même année, j'ai eu l'occasion de rencontrer d'autres journalistes puis, en 2013, à travailler pour Reuters. Pour eux, j’ai pris environ 1.200 photos. J'ai ensuite quitté Alep pour rejoindre l’Allemagne, où je vis actuellement. Cette image montre une famille qui vient de perdre l'un de ses membre dans un bombardement du régime, dans le quartier d'al-Fardous.»

Le 29 avril 2015 | Hosam Katan

 

«J'ai commencé à travailler au centre des médias d'Alep en octobre 2012; j'avais alors 18 ans et c'était mon premier appareil photo. Au fur et à mesure, j’en ai appris davantage sur la photographie et le journalisme. La même année, j'ai eu l'occasion de rencontrer d'autres journalistes puis, en 2013, à travailler pour Reuters. Pour eux, j’ai pris environ 1.200 photos. J'ai ensuite quitté Alep pour rejoindre l’Allemagne, où je vis actuellement. Cette image montre une famille qui vient de perdre l'un de ses membre dans un bombardement du régime, dans le quartier d'al-Fardous.»

Le 27 février 2015 | Hosam Katan

 

«Quand on est photographe en Syrie, on ne peut pas savoir ce qu’il va se passer cinq heures plus tard. Alors quand le jour était ensoleillé, je me levais tôt pour suivre les avions qui bombardaient. Plusieurs attaques avaient parfois lieu en une matinée, j’essayais de toutes les couvrir. Je me servais de ma connaissance de la ville pour me rendre au plus proche de ce qui venait de se passer.»

Le 27 février 2015 | Hosam Katan

 

«Quand on est photographe en Syrie, on ne peut pas savoir ce qu’il va se passer cinq heures plus tard. Alors quand le jour était ensoleillé, je me levais tôt pour suivre les avions qui bombardaient. Plusieurs attaques avaient parfois lieu en une matinée, j’essayais de toutes les couvrir. Je me servais de ma connaissance de la ville pour me rendre au plus proche de ce qui venait de se passer.»

Le 23 octobre 2014 | Hosam Katan

 

«Je vérifiais toujours les informations et je me renseignais toujours à propos des batailles sur la ligne de front. [...] Il faut toujours être prêt. Même la nuit ou quand j’allais acheter quelque chose à manger, je prenais systématiquement mon appareil photo: on ne sait jamais ce qui peut arriver en chemin. Là, je suis tombé sur un vendeur qui faisait la sieste devant ses bidons de diesel, dans le quartier d'al-Halk.»

Le 23 octobre 2014 | Hosam Katan

 

«Je vérifiais toujours les informations et je me renseignais toujours à propos des batailles sur la ligne de front. [...] Il faut toujours être prêt. Même la nuit ou quand j’allais acheter quelque chose à manger, je prenais systématiquement mon appareil photo: on ne sait jamais ce qui peut arriver en chemin. Là, je suis tombé sur un vendeur qui faisait la sieste devant ses bidons de diesel, dans le quartier d'al-Halk.»

Le 9 février 2014 | Hosam Katan

 

«Les étagères d'une cuisine apparaissent, après qu'une bombe a détruit cette maison du quartier d'al-Myassar.»

Le 9 février 2014 | Hosam Katan

 

«Les étagères d'une cuisine apparaissent, après qu'une bombe a détruit cette maison du quartier d'al-Myassar.»

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